ça tourne, les années… un petit café gourmand sans conséquence

En ce moment je vieillis vite et il me faut une expression pour rendre compte du temps qui a passé.

L’eau a coulé sous les ponts? (Mouais, peut mieux faire).

Cela ne nous rajeunit pas!? (Pas mal, j’attends mieux).

Un seul printemps dans l’année… et dans la vie une seule jeunesse (Aïe. Simone de Beauvoir)

Ca tourne les années! Vous connaissez celle-là? C’est ma préférée. Elle swingue! J’en fais sur le champ ma devise.

La recette du jour entérine mon sentiment de vieillissement accéléré: un dessert vieille France, comme on en verrait bien chez une grand-mère (enfin pas chez la mienne, c’est pas le genre de la maison). Au placard les élans de jeunesse! les Paris-Brest! Saint-Honoré! et autres gâteaux qui prennent des heures! Foin des ambitions de la vingtaine! (ouvrir un pâtisserie), au diable les passions passagères! (le thé matcha, le garam massala)… aujourd’hui je  suis une ménagère un peu blasée (rien qu’avec le terme ménagère, tout est dit) et je vous cuisine un dessert mou et sage, simple et classique et pas calorique (à mon âge faut faire attention), avec un bémol pour le cholestérol  qu’il contient car y’a des oeufs (pas grave pour moi car j’ai mes médicaments à prendre tous les matins)(c’est pas vrai).

Le titre est trompeur, pardonnez-moi: ce n’est pas un café gourmand du genre expresso et mignardises. C’est une crème au café! Mais sans conséquence, comme je l’ai déjà dit, puisque basée sur une recette d’un célèbre régime protéiné très à la mode. J’ai testé pour vous, elle est belle, elle est bonne (prérequis tout de même: aimer les crèmes aux oeufs et ne pas avoir peur des édulcorants).

Cela me rappelle un peu les flans Alsa que ma mère nous faisait parfois il y a très longtemps. Excellente cuisinière qu’elle est, elle n’a jamais trop donné dans le sucré et Alsa  (ou était-ce Ancel?) était son ami comme Picard l’est pour d’autres.  C’était en des temps reculés, les années 80,  et certainement les rayons pâtisserie des supermarchés ne regorgeaient pas de préparations pour cookies, fondants, moelleux, brownies, et pâtes à ceci et pâtes à cela et patati et patata et patatra (pardon, emportée par un étrange élan, j’écris parfois n’importe quoi).  Bref, j’imagine qu’il devait y avoir les préparations pour flan  et ma mère aimait ça. Je crois que j’aimais bien moi aussi ces petits flans, qui attendaient au frigo, dans leur petit ramequin, les soirs où les parents sortaient et où une jeune-fille, Sarah, venait nous garder… je sais plus, c’est confus, et puis ça fait trop de détails inutiles pour le billet, mais le flan, lui, n’est pas hors-sujet et demeure un souvenir assez net. Je me rappelle de ceux qui étaient verts, ça devait être pistache. (ooohhhh perspicace!) Lecteur je t’imagine en train de faire la grimace et tu as tort, ce n’était pas mauvais. Mais trêve de souvenirs confus, je vous sers le café.

Crème au café (Dukan-like)

pour 4 personnes:  60cl de lait écrémé –  1 c à café de café soluble – 3 oeufs – 4 c à soupe d‘édulcorant en poudre.

1) Faites bouillir le lair avec le café en poudre.

2) Battez les oeufs et le faux-sucre puis versez-y le lait tout en fouettant.

3) versez dans des ramequins puis faites cuire 20 minutes au four à 150°

Servez frais.



J’ai hâte d’être vieille et d’inviter mes voisines de mon mon âge à prendre le café. Un jour je leur ferai le coup du café solide. Je déposerai devant elles un petit plateau avec les tasses à café (pleine de crème au café, shuuut) et tout le monde tombera dans le panneau et on rigolera bien. Le lendemain je leur ferai un flan Alsa à la pistache. Vivement la retraite!

Un petit café avec de la mousse?

Même pas besoin de mettre de sucre!



On peut aussi essayer en version café-calva. (je sens que cette remarque va encore faire jaser une certaine Mme Praline…) Pour ma défense, je ne fais que suivre ce que m’enseigne Baudelaire!

Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans cesse. Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.     Charles Baudelaire. Le Spleen de Paris

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5 Commentaires

  1. C’est particulièrement gourmand ! Bisous !

  2. Tiens, ça devrait te plaire : http://www.deezer.com/listen-8238349
    Tu me fais penser qu’il faudrait que je refasse des flans Alsa. Pendant longtemps, je préférait nettement ces versions « chimiques » aux bons flans maisons (d’où un grand désarroi maternel). Mais je suis sûre qu’ils sont changé le goût depuis le temps…

  3. Ludivine

    C’est amusant, je garde le même souvenir ému des flans pistache alsa (comme les crèmes grand marnier en boîte métallique) et j’avoue craquer de temps à autre sur les flans chimiques de la cantine du boulot…

  4. je sens que cette recette est pour moi, un fan de café! Merci pour ton commentaire sur mon blog et très bon dimanche ! biz

  5. mirbreizh

    « han! ça tourne ,les années  »
    mais ,oui! c’est …bien sur !
    moi dans ma generation ,c’etait les flans « francorusse »
    excellents! plus nature dans le parfum, qu' »alsa  »
    la vanille et la pistache etaient extra comme la framboise et le chocolat
    et j’oubliai lepraliné!
    ha! que ça tourne lesannées !
    mais le moment present :creme au cafe dans s. …….
    la mere veille

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